Souvenirs & sorties
Masque cheveux maison
7 août 2026

« J’ai commencé par piquer le miel du petit-déjeuner et l’huile d’olive de la salade. »
Ce qui m’a fait changer d’habitude
Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, ce moment devant le miroir où vous passez la main dans vos cheveux et vous vous dites que quelque chose ne va plus. Rien de grave. Juste une lassitude. Les longueurs étaient devenues rêches, les pointes partaient dans tous les sens, et le flacon de soin aligné sur l’étagère ne changeait plus rien.
Un mercredi soir de mars, j’ai tapé « masque cheveux maison » dans la barre de recherche, sans trop y croire. J’avais en tête les bocaux étiquetés des comptes bien-être et leurs ingrédients introuvables. Ce que j’ai trouvé, c’était une liste de choses déjà dans ma cuisine. Du yaourt. Du miel. De l’huile d’olive. Rien à acheter.
Ce qui m’a décidée, je crois, c’est l’absence d’enjeu. Un masque du commerce, on espère un résultat parce qu’on l’a payé. Là, le pire qui pouvait arriver, c’était de perdre un yaourt.
Le matériel, l’âge et la durée réelle
Avant de vous raconter comment je m’y prends, voici ce qui traîne dans mes placards. Parce que la vraie surprise, quand on commence, c’est de constater qu’on a déjà tout.
| Ce que j’utilise | Pour quoi faire | Combien de temps je laisse poser | Ce que j’ai remarqué en vrai |
|---|---|---|---|
| Yaourt nature | Hydrater sans alourdir | 15 à 20 minutes | Se rince facilement, ne coule pas sur le col |
| Miel liquide | Redonner de la brillance | 15 à 20 minutes | Ça colle aux doigts, mais la brillance après vaut le coup |
| Huile d’olive | Nourrir les pointes sèches | 20 à 30 minutes | Toujours rincer deux fois, la première au shampoing |
| OEuf entier | Renforcer la fibre | 10 à 15 minutes | Rincer à l’eau tiède, jamais chaude, sinon vous imaginez |
| Avocat bien mûr | Réparer en profondeur | 20 à 30 minutes | Le mixer au blender, pas à la fourchette, les grumeaux c’est l’enfer |
Une cuillère de miel dans un yaourt, un filet d’huile, et on a déjà une base qui tient la route. Le plus long, honnêtement, ce n’est pas la préparation : c’est de se souvenir qu’on a un masque sur la tête et de ne pas répondre au téléphone avec.
Comment on s’y prend, étape par étape
La première fois, j’ai tout fait dans le désordre. J’ai cassé un oeuf dans un bol avant de réaliser que je n’avais pas de quoi le mélanger, renversé du miel sur le plan de travail, et mon téléphone a sonné. Bref, le chaos.
« Mon fils de sept ans est entré dans la cuisine et m’a demandé pourquoi j’avais de l’avocat dans les cheveux. J’ai répondu que c’était un soin. Il a haussé les épaules et il est reparti. »
Depuis, j’ai un ordre qui m’évite les catastrophes. Je sors tout sur le comptoir avant de commencer : le bol, la fourchette ou le blender, l’ingrédient principal, une vieille serviette pour les épaules. Je prépare le mélange avant de me mouiller les cheveux.
J’applique ensuite sur cheveux humides, mèche par mèche si le mélange est liquide, en grosses poignées si c’est une pâte épaisse comme l’avocat. Je masse doucement le cuir chevelu, je tords les longueurs en un chignon lâche, j’enroule une serviette, et je mets le minuteur.
Le rinçage, c’est l’étape que j’ai longtemps sous-estimée. Un masque à l’huile d’olive mal rincé, c’est une journée entière avec une queue-de-cheval grasse, et on ne se fait pas avoir deux fois. Un premier shampoing pour décoller le gros, un deuxième pour finir le travail.
Ce qui fait que ça tient plus de dix minutes
Rester assise avec une serviette sur la tête, c’est ennuyeux. La première fois, j’ai tenu huit minutes avant de retourner sous la douche, et le résultat était à l’image de mon impatience : moyen.
Ce qui a changé la donne, c’est de coupler le masque avec une activité qui m’absorbe. Ranger la cuisine. Répondre à mes messages en retard. Me poser avec un épisode de série. Le masque devient un prétexte : vingt minutes pour soi, sans culpabilité.
J’ai aussi appris à adapter le mélange pour qu’il ne dégouline pas. Un yaourt trop liquide, on l’égoutte cinq minutes dans une passoire fine. L’huile d’olive, on la dose au compte-gouttes plutôt qu’à la cuillère. Et on évite de pencher la tête en arrière pour lire un texto : c’est la position qui fait tout couler dans le cou.
Ce que j’en retiens au quotidien
Je ne vais pas vous dire que mes cheveux sont devenus ceux d’une publicité. Mais ils sont plus doux, c’est vrai, et le geste lui-même a pris une place à laquelle je ne m’attendais pas.
Faire un masque maison, dans ma semaine, c’est devenu le signal que je m’arrête. Pas un soin au sens strict, plutôt un rendez-vous silencieux avec moi-même, où je mélange deux choses dans un bol et où je laisse le minuteur tourner. Il y a quelque chose de satisfaisant à utiliser ce qu’on a sous la main plutôt que de courir acheter un énième flacon.
Et puis, il y a le plaisir de bricoler. Tenter un ingrédient nouveau, ajuster la texture, doser « au feeling ». La semaine dernière, j’ai ajouté une cuillère de miel à un reste de yaourt parce que j’avais envie que ça brille un peu plus. Ça a marché. Ou pas, et c’est ça qui est bien : il n’y a pas d’obligation de résultat.
Vous n’êtes pas les seuls. J’ai longtemps cru que les masques maison, c’était pour les gens organisés qui ont des bocaux en verre et des étiquettes joliment calligraphiées. En réalité, autour de moi, beaucoup de mères, de collègues, de voisines faisaient exactement la même chose dans leur coin, avec leur propre liste d’ingrédients improbables, sans jamais en parler. Une amie m’a confié qu’elle utilisait la banane trop mûre que ses enfants refusaient de manger. Une autre m’a dit qu’elle faisait son masque le dimanche soir en épluchant les légumes de la semaine. On bricole toutes, en douce, et on n’ose pas le dire. Alors voilà, c’est dit.
Si vous voulez continuer à explorer ce qui se fait avec trois fois rien, j’ai aussi écrit un article sur la manière d’appeler sans se faire piéger par les numéros surtaxés : comment appeler en numéro masqué.
FAQ
Est-ce que je peux laisser poser le masque toute la nuit ?
Techniquement, oui, et je l’ai fait une fois avec un masque à l’huile d’olive. Le lendemain matin, j’avais les cheveux si gras que j’ai dû faire trois shampoings. Les masques à base d’huile ou de corps gras, mieux vaut les limiter à trente minutes. Les masques au yaourt ou au miel, eux, ne posent pas de problème en pose longue, mais vingt minutes suffisent.
Mon masque maison coule dans mon cou, comment faire ?
J’ai connu ça. La première parade, c’est la texture : un yaourt égoutté tient mieux qu’un yaourt liquide, une purée d’avocat épaisse tient mieux qu’un mélange trop huileux. Ensuite, la vieille serviette autour des épaules, bien serrée, fait rempart. Et si vraiment ça coule quand même, je mets un bonnet de douche par-dessus le masque. Ce n’est pas glamour, mais ça fonctionne.
Quels ingrédients faut-il éviter quand on a les cheveux fins ?
Si vos cheveux ont tendance à s’aplatir au moindre soin, évitez l’huile d’olive pure. Elle est trop lourde. Le yaourt nature et le miel sont vos alliés : ils hydratent sans gainer. L’oeuf aussi, en petite quantité, apporte de la tenue sans alourdir. Et dans tous les cas, appliquez le masque sur les longueurs et les pointes, jamais sur les racines : c’est le geste qui change tout pour les cheveux fins.
À quelle fréquence faire un masque cheveux maison ?
Je m’en tiens à une fois par semaine, le dimanche en fin d’après-midi. C’est suffisant pour voir une différence sans transformer la salle de bains en laboratoire. Certaines semaines, je zappe parce que la vie prend le dessus, et ce n’est pas grave. Un masque, ce n’est pas une ordonnance.


